Un blason pour Toulonjac

  • Les couleurs républicaines : bleu, blanc, rouge.
  • La croix occitane marque l’attachement à Toulouse, au pays d’Oc.
  • Le lion figure sur le blason du Rouergue.
  • La vache symbolise la terre d’élevage, l’héritage rural de Toulonjac.
  • L’oiseau de proie (le gerfaut) apparaît dans l’église St-Michel et appartient à l’héritage historique local.
  • Les lys royaux, comme pour Villefranche de Rouergue et les villages voisins, symbolisent plusieurs siècles d’héritage royal.

Ce blason a été choisi par une majorité de Toulonjacois, samedi 23 janvier 2016.

L'Église Saint-Michel

L’église Saint-Michel est un édifice ancien, mentionné dès 1282, lorsqu’un accord entre l’évêque de Rodez et l’abbé de Moissac en confie la gestion aux religieux de Moissac. Ceux-ci y fondent un prieuré et s’en occupent jusqu’à la Révolution. L’édifice d’origine, sans doute roman, reste mal connu. À partir du XVe siècle, les sources évoquent surtout des aménagements (verrières, chœur fermé, sol refait, auvent d’entrée), montrant que le clocher-porche n’existait pas encore. Le clocher actuel semble inspiré de celui de la collégiale de Villefranche.

Destruction et reconstruction
Longtemps attribuée à la guerre de Cent Ans, la destruction de l’église est aujourd’hui reliée aux guerres de Religion. Vers 1561, les huguenots ravagent la région. Un jugement de 1562 évoque des réparations, situant la reconstruction après 1563, probablement vers 1575. L’architecture mêle alors structure gothique et éléments Renaissance, visibles dans les décors sculptés.

Église Saint-Michel

Les armoiries
Les armoiries visibles dans l’église sont celles du prieur ayant dirigé la reconstruction, issues de la maison de La Mothe-Montferrand, née de l’union en 1436 de deux grandes familles de Guyenne.

Restaurations et découvertes
À la fin du XIXe siècle, des travaux (notamment en 1897) révèlent les voûtes et l’architecture ancienne. Entre 1966 et 1972, de nouvelles interventions mettent en évidence les traces d’un violent incendie : pierres brûlées, ancien dallage enfoui, bronze fondu des cloches. Ces indices confirment une destruction majeure.

Transformations de l’édifice
L’église actuelle a été reconstruite sur les bases de l’ancienne, avec plusieurs modifications : un édifice primitif plus court, un chœur réduit, des chapelles ajoutées puis voûtées avant la nef, initialement plafonnée. La hauteur modeste de la voûte actuelle s’explique sans doute par cette reconstruction après l’incendie.

L’église, côté Est

Le clocher abrite deux cloches d’airain. Leur poids respectif est estimé à 850kg et 550kg. La cloche majeure date de 1854. Elle a été financée par César de Pomairol, alors maire de Toulonjac et Mme Léontine de Brassiers. Sa dédicace en latin est une invocation pour protéger de la foudre, de la tempête et des persécutions du diable. La petite cloche date de 1892. Ses mécènes sont M. et Mme Milhac. Sa dédicace invoque le Sacré Cœur de Jésus et St-Eutrope. Aujourd'hui, les cloches sont commandées par un équipement numérique (heures, angélus, volées et glas).

Église Saint-Michel

La caselle ou casèle

Désigne, dans l’ouest aveyronnais les cabanes de pierres sèches, de plan circulaire ou quadrangulaire à toit conique de lauses sur voûte encorbellée. Bien avant l’invention des fils de fer barbelés, pendant des siècles, les troupeaux de chèvres ou de brebis ont nécessité une surveillance des hommes, pour les protéger des prédateurs et pour éviter que les animaux ne s’égarent. Les bergers ramassaient les pierres pour valoriser les terres agricoles. Au fil des années, ces pierres empilées se transformaient en murailles et/ou en cabanes qui offraient ainsi une protection contre les intempéries. De même, une grande quantité de pierres permettaient de construire des granges plus ou moins spacieuses qui abritaient du foin, mais aussi des travailleurs saisonniers.

Les lavoirs

Seul point d’eau potable pendant très longtemps, la fontaine est couverte afin de la protéger des nuisances. Elle était aussi un lieu d’échange social et comporte comme la plupart des lavoirs, des bacs de lavage et de rinçage en béton. Les lavoirs permettaient d’abreuver le bétail. Ils étaient aussi des points de rencontre où les lavandières échangeaient entre elles rires et quolibets et donnaient de la voix pour se raconter les dernières nouvelles du village.

Les pigeonniers

Le pigeonnier est resté pendant des siècles un privilège, accordé à ceux qui détenaient beaucoup de terres, seigneurs et abbayes. Symbole de pouvoir, le pigeonnier devait l’afficher par son architecture et sa décoration : les plus vastes pouvant mesurer jusqu’à 12 m de hauteur, sept de circonférence et contenir quatre mille nids. En supprimant les privilèges, la Révolution accorda à tous le droit d’élever des pigeons : on vit alors fleurir des « maisons à plumes » aux architectures variées et moins solennelles. De symbole du pouvoir économique et social, le pigeonnier est devenu symbole de liberté. L’ère industrielle signera sa disparition.

Les fortifications autour du village

A moyen-âge, des fortifications protégeaient le village de Toulonjac. Elles ont été construites essentiellement pour se protéger des routiers. Les compagnies de mercenaires recrutées du XIIème siècle au XIVème siècle, privées d'employeurs pendant les périodes de paix, se regroupaient en bandes appelées grandes compagnies, et vivaient au détriment des populations. Ces mercenaires étaient alors désignés comme « routiers » car appartenant à une « route » (« troupe » en français de l'époque).